Gamin

Berger Allemand du chenil militaire de Beni-Messous. Arrivé en Algérie, il se montre si dangereux que personne ne peut l'approcher. Une dernière tentative est effectuée par le gendarme Gilbert Godefroid qui le fait réellement changer. Le 29 mars 1958, tôt dans la matinée, le gendarme Godefroid est réveillé d'urgence : une troupe estimée à 200 hommes a franchi les barrières électrifiées de la frontière tunisienne. Déposés par hélicoptère, Gamin et son maître se mettent rapidement en recherche, suivis par les hommes du 1er Régiment étranger de parachutistes. La piste fraîche est rapidement trouvée et, au moment où Godefroid lâche son chien, une rafale d'arme automatique blesse mortellement le gendarme. Blessé lui-même, Gamin s'élance et égorge son agresseur. Il rampe ensuite vers son maître et se couche sur lui pour le protéger de nouveau. Il faudra alors 6 hommes et une toile de tente pour le maîtriser. Ramené au camp de base, il est sauvé mais personne ne pourra de nouveau l'approcher ni lui donner d'ordres. La hiérarchie militaire décide de lui donner une retraite paisible au chenil central de la gendarmerie à Gramat, dans le Lot où, précise la note du ministère, il devra "faire l'objet de soins attentifs jusqu'à sa mort". Gamin meurt cependant de chagrin, pourrait-on dire, deux semaines après son arrivée. Ses cendres sont toujours gardées au Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie à Gramat et un monument lui a été dédié.

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