berger de Beauce

 Le berger de Beauce, plus connu sous le nom de bas-rouge, ou Beauceron est à l'origine un chien de troupeau de forte corpulence, robuste et plein d'endurance, au tempérament d'ardeur

1578 Le premier document parlant du Beauceron était un manuscrit. 
La souche des chiens qui ont contribué à la création du Berger de Beauce remonte directement au Canis palustris dont on situe l’existence à l’âge de la pierre. Connu sous le nom de « chien des tourbières », dont des vestiges ont été, notamment, découverts dans les stations lacustres du Jura français. Il serait faux de croire que ce Chien des Tourbières ressemblait physiquement au beauceron actuel ou à tout autre représentant de chien de berger. il semble avoir transmis à ses descendants un type commun aux races bergères.
Les origines de la race sont semblables à celles de la plupart des chiens de Bergers européens continentaux. Le berger se servait du chien pour protéger son troupeau. L’animal était de forte corpulence, puissant, robuste, courageux, méfiant. Le chien de conduite n’est apparu qu’au XIIIè siècle, en Islande.

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 A partir du XVIIè siècle, son usage s’est diffusé dans presque toute l’Europe. Sa physionomie diffère du chien de protection par un gabarit moins important. On discerne encore le chien de plaine, de taille moyenne, et le chien de montagne, plus petit. L’un comme l’autre démontrent de l’endurance et une ardeur certaine au travail qui consiste à mener les bêtes d’une pâture à une autre et du lieu d’élevage au marché aux bestiaux ou à l’abattoir, à ramener les égarés vers le troupeau et à protéger les cultures. Avec la disparition du loup, les plaines sont devenues plus sûres ; l’élevage s’est accru sans crainte pour la sécurité du troupeau. Le chien de protection devient moins courant, sauf en régions montagneuses ou hostiles où il est toujours d’utilité. Le chien de conduite s’est donc essentiellement développé en plaine ; son usage devenait nécessaire à partir du moment où les terres étaient parcellisées et que les cultures prenaient de l’extension

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L’Abbé Rozier, dans son Cours d’Agriculture (1809) dépeint deux sortes de chiens employés au travail sur troupeau : 

- le chien de Brie, doté d’un poil long, utilisé « dans les promenades de jour des bêtes à laine », en terrain plat ;

- un Mâtin robuste, vif, hardi, capable d’attaquer et de terrasser un loup ». On l’adjoignait au chien de Brie pour la garde de nuit et au travail en terrain boisé et montagneux

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 1863 premières expositions canines françaises. Parmi les seize chiens de Berger exposés, treize présentaient un même type, noir avec une tache blanche au poitrail, poil demi-long, type lupoïde, tête triangulaire à oreilles droites. Sans aucun doute, c'était la première apparition officielle de ce qui devait devenir le Berger de Beauce

 C'est au cours du XIX° siècle seulement que l'idée de races bergères s'est précisée. Le monde agricole vivant en vase clos et pratiquant peu d'échanges avec ses voisins, chaque région a gardé son particularisme. Ce manque de communication a certainement été à la base des créations d'ethnies canines, bovines ou ovines mieux adaptées à telle ou telle région. Partant de ces données, il est aisé d'imaginer que, dans une région précise, un chien rustique, obéissant, actif, intelligent, etc... Rendant un excellent service pour la conduite du troupeau a pu devenir le créateur d'une souche bergère.

1888 Il faudra attendre cette date pour que son nom soit évoqué la première fois par le vétérinaire Pierre Megnin.

Militaire passionné par les Bergers Francais, il a créé le journal "l'Eleveur". Dans son édition du 13 septembre, il y décrit "l'ancien type à tête et extrémités rases, à long poil soyeux sur le corps".

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Jusqu’en 1890, on distinguait les chiens de Berger et de Bouvier sur un écart de taille ou sur leur utilisation. On discernait la régionalisation de quelques types : le type Picard dans le Nord et le Nord-Est de la France, les types de Beauce et de Brie dans le centre et plus particulièrement en région parisienne, le type Ardennes dans l’Est et les types Pyrénées et Crau dans le Sud.

Comme à cette époque, le chiot ne présentait aucune valeur vénale, il n'était pas question de conserver la portée entière; on ne gardait que le ou les chiots retenus. Pour déterminer son choix dans les premiers mois de vie, la manière la plus simple et la plus normale était de ne conserver que les chiots ressemblant le plus au géniteur choisi, partant du fait que s'il y avait ressemblance physique il y aurait probablement identité aussi pour les aptitudes et pour les qualités morales. 

Ainsi, si l'on considère les générations canines de deux ans en deux ans, dans un temps relativement court, une vingtaine d'années ont suffi pour former, dans des régions précises, des ensembles de sujets présentant une certaine homogénéité.

1893,lors d'une conférence, il évoque le fait que: "nous avons en France au moins quatre races de Bergers Francais: Le vieux chien de Berger Francais que nous avons nommés chien de Beauce, le chien de Brie, le chien du Languedoc et le chien des Alpes ou des Pyrénées". Pour autant, dans les expositions, on ne fait guère la différence entre les variétés. Mais petit à petit, grâce notamment aux travaux de Pierre Megnin, on commence à distinguer deux catégories: Celle des chiens à poil long et celle des chiens à poil court.et c'est tout naturellement un Berger,

Georges Derossy qui inscrira le premier un Beauceron au L.O.F(livre des Origines Francais) Bergère de la Chapelle qui portait le numéro 2339.

D'autres hommes viendront prendre la suite le relais pour que le Berger de Beauce fasse sa grande entrée sur la scène cynophile. Sauret,un industriel d'Elbeuf et exploitant agricole sur le plateau du Roumois en fait parti.

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En janvier 1896 Passionné par les travaux du docteur Megnin, il met en place une commission chargée de déterminé les points les plus rationnels qui serviront a fixer les caractéristiques propres au Berger de Brie et au Berger de Beauce. Cette commission se réunit dans le cadre de la grande salle du marché de la Vilette, en présence de nombreuses personnalités.

Les premiers standards sont donc rédigés et adoptés, puis le club Francais du chien de berger est créé. Présidé par Emmanuel Boulet, il est placé sous le patronage du ministère de l'agriculture qui le subventionne.

Le livre de Cornevin sort sur les races de chiens. Il contient également une description des bergers français. Dans la même année, lors d’une réunion, on leur donne une dénomination officielle, à savoir : ‘Chien de Berger de Beauce’ (le chien à poil court) et ‘Chien de Berger de Brie’ (le chien à poil long). On suppose que la dénomination ‘Bas-Rouge’ qu’on accorde au Beauceron, est la dénomination la plus ancienne, qui existait déjà avant la dénomination officielle ‘Chien de Berger de Beauce”.

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Ensemble, ils décidèrent de nommer la variété à poil court « Berger de Beauce » et de conserver la dénomination « Berger de Brie » pour la variété à poil long, telle qu’elle était déjà employée depuis un siècle. Il fut bien stipulé alors qu’il n’était nullement question de leur contrée d’origine, mais uniquement d’un moyen de distinction entre les deux : le Berger à poil court serait le Beauceron, le Berger à poil long le Briard.

Le Club français du chien de Berger se créa la même année avec Emmanuel Boulet comme président. Dès lors commença la réelle sélection de la race de Berger de Beauce

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 1911 créations du Club des Amis du Beauceron, sous l’impulsion de Monsieur Siraudin, dont les écrits font encore office de référence à ce jour.Le développement vers le Beauceron actuel est mis en place.

1er guerre mondial : L’élevage est arrêté

1920 les activités reprennent, en commençant par la rédaction d’un nouveau standard.

1975 En Belgique, un club de race fut créé pour la première fois sous la dénomination : 'Club belge des Amis du Bas –Rouge'

En 1986 La barre de 3500 naissances a été franchie,

1999 L'association 'Club belge des Amis du Bas –Rouge' est affiliée à l'U.R.C.S.H. sous le n° 665. Le nom du club est modifié et devient "Belgische Beauceronclub – Club belge du Beauceron".

2006 Le standard qu’on utilise actuellement

Commentaires (1)

1. valentine (site web) 28/11/2010

beau site !

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Date de dernière mise à jour : 01/02/2013

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