Berger des Pyrénées

 On lui attribue des origines plurielles, un simple croisement entre montagnards de type poils longs et chiens subpyrénéens ; ou peut-être une vraie race à part entière, ou alors une variété.

Les réponses sont contradictoires. Le Berger des Pyrénées est une race dont la diversité est grande en raison de ses anciennes origines. Des différentes vallées pyrénéennes sont nés des types proches, mais avec des différences ; de tailles, de couleurs, de chiens plus ou moins poilus et la face rase serait la variété "piémontaise" de cette race à multiples facettes. 

Cette variété du berger des Pyrénées se trouvait essentiellement dans le piémont pyrénéen ou elle était « très appréciée des maquignons et des toucheurs de bestiaux »  

1897 C'est le Comte de Bylandt qui le signalà l'intention des lecteurs de son ouvrage " Races de chiens " et établit même un standard de la race. 

Avant 1900 c'est un chien de berger que l'on ne trouve guère que dans les fermes pyrénéennes où il effectue humblement sa rude tâche de conducteur de moutons, mais aussi de tout ce que l'on peut trouver comme animaux dans une ferme, il est pratiquement inconnu de la cynophilie officielle 

1910 quelques spécimens étaient exposés à l'Exposition canine de Paris. 

 la première guerre mondiale qui fit réellement découvrir le B.P. Dretzen fut chargé de recruter des chiens dans les Pyrénées lors de la guerre 14/18 pour les former en chiens de liaisons. 

1920, la R.A.C.P. préside aux destinées de deux races pyrénéennes de grand renom : le Chien de Berger des Pyrénées, souvent appelé «labrit» , et le Chien de Montagne des Pyrénées, souvent appelé «patou», et même «berger des Pyrénées», par erreur ! 

1923 la R.A.C.P. a vu le jour sous l'impulsion de quelques passionnés conduits par M. Bernard SÉNAC LAGRANGE. Ces amateurs éclairés devaient déposer les standards qui sont encore en vigueur aujourd'hui à quelques petites modifications près. Ce club, par son sérieux et la détermination de son président devait très vite s'imposer comme " le " club des chiens pyrénéens 

1926 L'arrivée du berger des Pyrénées sur la scène cynophile, lorsque la race fut officiellement reconnue par la S.C.C.. 

1927 la thèse du Dr. Vétérinaire Dutrey "le berceau d'une race canine, le Chien de Berger des Pyrénées" pour qu'on ait la première étude satisfaisante de la race. 

1936 La race fut officiellement homologuée. Selon la région où il a vécu, il fut appelé Labrit ou chien de berger de Landes, chien de Bagnères, chien d'Auzun, chien d'Arbazzie, . . . Le Labrit, plus rustique, plus grand, avec une taille de 50 à 55 cm, qui a failli être reconnu comme race en 1935, a actuellement officiellement disparu et s'est fusionné avec le Berger des Pyrénées. Il existe deux variétés - Berger à poil long, très répandu, - Berger ''à face rase'', plus rare, dont le poil assez court sur la tête, est aussi moins long sur le corps. 

1946 le Club Français du Chien de Berger des Pyrénées, fondé en 1920 autour de M. P. POEY, sous le nom de "Club du Chien de Berger des Pyrénées" et désormais présidé par le colonel TOLLET, 

1986 disparition de son président M. Charles DUCONTE, et c'est M. Guy MANSENCAL qui lui succédait. décidait de se fondre au sein de son rival. 

la R.A.C.P. s'ouvrait aux races cousines espagnoles du chien de montagne et du chien de berger des Pyrénées, le mâtin des Pyrénées (Mastin del Pirìneo) et le chien de berger catalan (gos d'atura català). 

2000 ce dernier ne se représentait pas aux élections, et c'est M. Alain PÉCOULT qui veille aujourd'hui au maintien de nos races dans leur vérité première.

Commentaires (1)

1. Pascalus 21/12/2010

(...)"Qu'ils sont beaux vos labrits !" Essayant d'être pédagogiques nous leur expliquons que ce sont des Bergers des Pyrénées et non des Labrits.(...)

Elle ne date pas d'hier: en 1922, M. Dhers soulignait déjà dans la revue L'éleveur que "certains désignent encore le Berger des Pyrénées sous le nom de Labrit, ou le confondent avec celui-ci."

En réalité, le terme de Labrit est le nom d'une localité des Landes proche de Mont-de-Marsan et résulte d'une déformation d'Albret, (pays du bon roi Henri V). Mais pourquoi cette confusion ? "Il y a, dans cette région infra pyrénéenne, un chien qui ressemble assez à notre véritable Berger des Pyrénées dont il descend vraisemblablement", explique Dhers. "Mais il a plus de taille que celui-ci. Ce n'est plus un chien de montagne, mais un chien de plaine, un chien qui a été grandi par la plaine."

Le docteur Luquet* confirmera ces propos et présentera le Labrit comme un "berger des Landes descendant vraisemblablement des Bergers des Pyrénées ayant grandi dans la plaine." La description qu'il en dresse est la suivante: "Un chien de berger assez peu sélectionné et de type pas très fixé, notamment dans la taille, du poil hirsute de chèvre, aux oreilles droites ou semi-tombantes. A la queue basse se terminant en crochet et toujours ergoté. Les couleurs dominantes sont le fauve, le gris foncé, le noir. Il y a aussi des robes tachetées."
À la suite de l'exposition de Dax en 1930, un standard sera rédigé par le vétérinaire Chêne et Léon Boulet. Le Berger des Landes diffère du Berger des Pyrénées par une taille plus élevée, un corps bâti en cob (inscriptible dans un carré alors que le Berger des Pyrénées s'inscrit dans un rectangle), un poil plus court et un chanfrein plus allongé. Ce standard ne permettra pas à la race d'accéder à la reconnaissance officielle, et le Labrit, contrairement au face rase, passera aux oubliettes de la cynophilie.

Aujourd'hui, cette race n'existe malheureusement plus. En revanche, le Berger basque d'un type très proche des descriptions du Labrit des Landes ne devrait pas tarder à être homologué par la cynophilie espagnole.

* Les Chiens de berger français.
(...)

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Date de dernière mise à jour : 29/01/2013

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