chiens de liaison ou des chiens-estafettes

 Les chiens de liaison relient deux postes l'un à l'autre pendant le combat, vont porter une indication utile, une demande de renforts ou de secours, et rapportent la réponse.
Il y a aussi des chiens-estafettes, munis de colliers creux dans lesquels un papier peut être facilement inséré, et habitués à franchir au besoin de hautes palissades, à passer un cours d'eau à la nage, lorsqu'il s'agit de porter un ordre urgent.

le Dressage

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Un premier système consiste à habituer l'animal à connaître deux maîtres qui se le renvoient l'un l'autre en augmentant progressivement la distance qui les sépare et en créant et multipliant entre eux les obstacles. Mais ce procédé est peu pratique, car il nécessite, pour le chien, la connaissance parfaite de deux maîtres et il est assez malaisé d'instruire, sur le front, des conducteurs de chiens; d'autre part, ceux-ci ne pourraient être utilisés que par deux personnes seulement et les services rendus seraient forcément limités.

Le second système, dû à M. Ilachet-Souplet, directeur technique de « l'Association française pour le dressage des chiens de guerre », est de beaucoup préférable: il consiste à donner au chien des habitudes reliées à un objet plutôt qu'à la personne du dresseur, ce qui permet au premier soldat venu d'utiliser l'animal.

Ces couleurs ont été choisies pour que, même à la distance de 40 ou 50 mètres, le fanion soit invisible et que, par conséquent, l'ennemi ne puisse utiliser ce moyen pour attirer les chiens dans ses lignes.

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Cette distance est notablement augmentée et atteint plusieurs kilomètres.

Au cours du dressage, on multiplie les difficultés en plaçant le fanion tantôt derrière un mur, tantôt derrière un bouquet d'arbres et on habituant le chien à le trouver.

Le principal avantage du système imaginé par M. Hachet-Souplet est que l'animal, fonctionnant comme une machine, peut être confié à n'importe quel conducteur, même sans connaissances spéciales, à la seule condition qu'il soit porteur du fanion.

De plus, si l'homme chargé de recevoir le message est obligé de s'éloigner un instant pendant l'absence du chien, il n'a qu'à poser le fanion à terre; le chien, après s'être assis dessus, attendra patiemment l'arrivée du destinataire au lieu d'aller à sa recherche.

Il est bon de faire remarquer qu'un chien instruit d'après cette méthode peut, par la suite, être employé sans fanion pourvu que ce soit toujours les deux mêmes hommes qui le fassent marcher. Viendraient-ils à être changés, on aurait la ressource des fanions pour que le chien puisse passer instantanément dans d'autres mains.

Les chiens Héros

 Pendant la premier guerre mondiale, les habitants de Clermont apprirent avec regret que Marquis, le chien de leur régiment, venait d'être tué à l'ennemi. Il avait été chargé, à Sarrebourg, de porter un pli à l'officier des mitrailleuses. Marquis partit à toute allure. Il allait atteindre le but, quand une balle allemande le frappa au côté droit. Le courageux animal, comme s'il avait eu conscience de l'importance de sa mission, ne voulut pas mourir sans l'avoir accomplie. Il se traîna péniblement jusqu'aux mitrailleuses et ne s'abattit que lorsqu'il vit le pli dont il était porteur entre les mains de l'officier.


 

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 Non moins touchante, l'histoire de Sultan dont Mlle Émilienne Moreau, la jeune héroïnede Loos, a vanté le courage dans ses « Mémoires », que publia le Petit Parisien. C'était un beau chien de chasse, que son maître avait abandonné en fuyant Loos, au moment de l'invasion. Il s'était attaché aux soldats qui l'avaient tout de suite adopté. En quelques jours, il s'était si bien habitué à la vie des tranchées que la canonnade semblait le laisser indifférent.

Une nuit, quelques soldats français, chargés d'une mission périlleuse, s'approchèrent des lignes allemandes, L'un d'eux tomba en route, grièvement blessé. Il fallait à tout prix le secourir. Un des nôtres, dans la tranchée, eut une idée ingénieuse: il attacha sa gourde au cou de Sultan. Le brave chien n'hésita pas: il courut droit au blessé, qui souffrait de la soif et saisit la gourde avec joie. Revenu dans nos lignes, Sultan voulut faire un second voyage: il porta cette fois quelques vivres, qui réconfortèrent Téclopé et lui prouvèrent qu'il n'était pas abandonné. On put, en effet, peu après, secourir le malheureux — qui plus tard, on le devine, ne se fit pas faute de choyer son courageux sauveteur.

A quel point l'instinct de secourir ceux qui souffrent élait développé chez ce brave chien, Mlle Moreau et les siens en eurent à leur tour la preuve, quand Sultan s'attacha à eux. Pendant l'occupation allemande, ils avaient grand'peine, comme tous les habitants de Loos, à lutter contre la disette des vivres. Impossible de franchir le cordon des sentinelles pour aller chercher aux champs des pommes de terre: ceux qui s'y risquaient étaient sans ménagements reconduits à coups de crosse, voire même emprisonnés. Sultan semblait se rendre compte des privations dont son entourage pâtissait. Mlle Moreau, un matin, le vit revenir au logis en toute hâte. Il portait quelque chose dans sa gueule: c'était un saucisson dérobé aux Allemands. L'objet du larcin élait malheureusement à demi pourri et Sultan seul eut le courage d'en faire son repas, lorsqu'il eut la certitude que ses maîtres ne trouvaient pas la « surprise » de leur goût.

Sultan ne s'en tint pas là: on le vit revenir, quelques jours après, porteur d'un morceau de beurre, enveloppé dans de la toile. Comment se l'était-il procuré? Au prix de quelles ruses avait-il pu franchir les lignes allemandes? Chacun se le demandait. Cette fois, Mlle Moreau et les siens purent faire honneur au cadeau. Et Sultan, battant de la queue, semblait tout joyeux du succès de sa trouvaille.

 


 

le 28 août d'un chien appelé Médor, bien que blessé par un éclat d'obus, a couru un mille et demi pour porter un message d'une brigade à un colonel, a de nouveau été blessé dans les deux dernières centaines de mètres, mais lui-même traîné au commandant du poste, Où il est mort un quart d'heure plus tard.

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Date de dernière mise à jour : 29/01/2013

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