chiens patrouilleur

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 Comme son nom l'indique, il est chargé d'explorer le terrain et de signaler la présence d'un ou de plusieurs ennemis.

Un autre cas de l'utilité d'un chien est enregistré dans la prise d'une ferme du Bois BruIé (Burnt Wood). Tout le monde pensait que les Allemands se cachaient dans la ferme, et aucune patrouille n’avait osé s'en approcher. Finalement, un homme y est allé dans la nuit avec un chien en laisse vingt mètres devant lui. L'animal ne montrait aucun signe de malaise, et la ferme était vide.

 

Le Dressage

On habitue le futur patrouilleur à faire un va-et-vient entre deux carrés de toile assez semblables à des fanions posés à plat sur le sol et sur lesquels il s'assied.
Lorsque le chien est suffisamment habitué à cet exercice, on place sa pâtée sur l'un des fanions que l'on a caché avec soin, et l'on dit au chien: « Va chercher! »
Le chien devient rapidement habile à trouver le fanion qui recèle sa nourriture; le moment est venu de corser l'exercice.

Après avoir laissé quelquefois le chien manger tranquillement sa pâtée, on fait de nouveau intervenir le figurant déguisé en Boche: il se montre au moment où le chien va manger et l'excite. Il n'est pas nécessaire d'être un subtil psychologue pour deviner que l'intrus est mal reçu.

A ce moment, le dresseur rappelle le chien: celui-ci revient en grognant.
Plus tard, on supprime le second fanion et la pâtée: on lance le chien qui rencontre le Boche, puis on le rappelle et on le récompense quand il revient en grognant.

Lorsque ce résultat est obtenu, le patrouilleur est mûr pour la tranchée où il rendra de sérieux services.


AUJOURD'HUI

Le chien d'éclairage :

Le chien et son maître se trouvent en première position pour "éclairer" un terrain inconnu, l'objectif étant de détecter toute présence ennemie.

Différentes utilisations sont possibles en fonction du terrain, de la mission globale du groupe.

 

Mission statique :

sans bouger, le chien doit pouvoir détecter tout déplacement de l'adversaire.

 

Mission dynamique :

 qui peut se présenter sous plusieurs formes :

- reconnaissance d'un axe ; le chien et son maître évoluent en tête d'un groupe et opèrent dans une direction précise. Sur ordre du conducteur, le chien, en liberté, fouille les abords de l'axe de marche à une distance variable du groupe en fonction du terrain. Il est ainsi capable de détecter tout adversaire jusqu'à une distance d'environ 50 mètres ;

- reconnaissance d'un point particulier ; le chien est envoyé, avec ou sans son maître, reconnaître une zone particulière se trouvant à une distance inférieure à 50 mètres s'il est seul ;

- reconnaissance d'une zone ; le chien quête en avant de part et d'autre de l'axe de marche d'un groupe, dans un rayon d'environ 50 mètres. Plusieurs équipes cynotechniques peuvent intervenir en fonction de la nature et de la surface de la zone qui est découpée en couloirs parallèles, délimités par des lignes caractéristiques.

 

Missions particulières :

- renfort d'un bouclage ; grâce à son mordant et sa rapidité, le chien peut intercepter tout ennemi qui fuit, surtout en terrain accidenté et couvert ;

- réduction de sites souterrains ; le chien peut localiser la présence d'individus ou de matériels camouflés dans des grottes ou des galeries souterraines ;

- détection de matériels divers.

Le rôle de l'équipe cynotechnique s'arrête dès que l'ennemi est localisé et l'alerte, donnée. Le chien n'engagera le combat que si lui ou son maître sont pris à partie.

 

Guet et poste d'observation :

Le chien a un rôle de détection statique dirigée contre un ennemi mobile. Utilisé en accompagnement pour se placer en poste d'observation ou en éclairage pour la protection d'un bivouac ou d'un P.C. opérationnel, le chien est capable de détecter la présence de tout individu jusqu'à 300-400 mètres.


la guerre d'Algérie

en revanche, devait suivre un dressage plus long et n’avait qu’un seul maître, toujours un militaire.

 Le concept de chien d’éclaireur fut fortement développé au cours du conflit. Ce chien était un éclaireur de pointe dont les sens auraient été décuplés. Silencieux et rapide, il fouillait le terrain en avant du détachement dont il assurait la sûreté immédiate lors de patrouille ou de mission de reconnaissance. Il était en mesure de déceler tout ce qu’il y avait de vivant devant lui (une centaine de mètres au maximum en condition normale) et de transmettre l’alerte à son maître par ses attitudes.

Ce mode d’éclairage présentait un très grand intérêt dans les terrains difficiles et dans les couverts (broussailles, forêts, rochers ou terrains accidentés). Ce chien attaquait s’il en avait reçu l’ordre et pouvait suivre un fuyard. Certains, parmi les plus calmes, pouvaient être également utilisés en embuscade. On confiait aux chiens éclaireurs des missions de patrouille, de ratissage, de guet et de bouclage.

En raison de la diversité de ses fonctions, le chien éclaireur était toujours très utile. Sa place était en première ligne dans les patrouilles et lors des ratissages. Il était utilisé en plus pour la fouille de maisons jugées dangereuses. Il fut également très utile aux unités en nomadisation et aux commandos de chasse grâce à son impact psychologique sur la population.


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Date de dernière mise à jour : 29/01/2013

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