chiens sentinelles

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 "Des chiens sentinelles! Oui, vous avez bien lu. Les qualités d'intelligence dont font preuve nos dévoués auxiliaires sont telles qu'un essai de chiens de tranchées a été tenté récemment.

Le chien de garde ou de la tranchée est formé pour rester dans la tranchée elle-même ou dans un petit "un poste d'écoute" faite pour lui, que ce soit sur le bord de la tranchée, en dehors de celle-ci, ou à un peu de distance. 

 L'épreuve a été concluante, puisque leur flair ne manqua jamais, à plus de cent cinquante mètres, d'éventer l'approche de l'ennemi. Les chiens sentinelles sont exercés à grogner doucement (un aboiement donnerait l'éveil), dès qu'ils perçoivent les bruits les plus légers, dénonçant la présence d'une patrouille ennemie ou d'un espion.

 

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 Un homme non protégé par la présence d'un chien entraîné court le risque "d'être rapidement et silencieusement expédié", comme le chien découvrira la présence du voleur à une distance considérable et donnera l'avertissement de sa présence Dans cette manière l'élément d'attaques de surprise sur les postes avancés est énormément réduit. L'ennemi ne peut pas hasarder se couler en haut dans une distance courte dans l'espoir de prendre le factionnaire au dépourvu à l'improviste — un tour de force qui est presque essentiel dans la conduite nécessaire d'une attaque nocturne réussie, à la maison du meilleur travail dans l'entraînement de chiens pour l'utilisation dans la guerre a été fait par Richardson Important un officier anglais qui a fait une étude spéciale de l'utilisation de chiens pas simplement par les soldats, mais aussi par la police dans leurs devoirs nocturnes ordinaires.

Cependant, malgré leurs bons et loyaux services, on ignore généralement le rôle militaire de ces sympathiques auxiliaires de l'armée combattante. Ils ont eu, jusqu'ici, la malchance d'être confondus avec les « sanitaires », qui ne sont pas rattachés à la même direction, ministérielle et qui n'opèrent qu'après la bataille ! 

le Dressage

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Les chiens sont déjà sortis de leurs cages et, sous l'œil attentif de leurs dresseurs, attendent le moment de commencer la répétition.

La plus grande difficulté dans la formation des chiens de ce travail a consisté à les débarrasser de l'habitude d'aboyer, mais cet obstacle a été surmonté avec soin et de patience

Il y en a de toutes races et de toutes tailles, car ce serait une erreur profonde de croire qu'une seule race est utilisable.

Le premier exercice de dressage consiste à faire assoir et coucher les chiens: il est assez facile et quelques jours suffisent pour obtenir un bon résultat. L'homme prend le chien en laisse et, après avoir commandé « assis! », il force l'animal à prendre cette position en appuyant une main sur ses reins et en tirant la tête en l'air de l'autre main. Pour faire coucher, il passe la laisse sous son pied droit et tire fortement tant que la tête du chien ne touche pas le sol. Toute concession, toute obéissance est récompensée avec des caresses, l'abandon d'un petit morceau de viande ou de pain frais.

 Il y a aussi une autre récompense qui consiste on un mot, adopté par la plupart des dresseurs et auquel les cabots sont généralement très sensibles-(précisons qu'il s'agit des chiens, pour éviter toute équivoque) et ce mot c'est « bravo! »

Mon Dieu, oui, ce mot « bravo » qui cause à d'autres... artistes une satisfaction intense, produit le même effet sur les chiens... Mais il est bon de savoir que, s'il en est ainsi, c'est qu'au début du dressage, ce mot a toujours précédé l'octroi d'une récompense et que c'est parce qu'il on rappelle le souvenir qu'il met le chien en confiance et en joie.
Quand le chien est déjà un peu assoupli, on s'ingénie à lui faire tolérer le bruit des détonations. Deux procédés, très inégalement efficaces, sont employés pour le dressage des chiens au coup de feu. On peut essayer de les « blaser » on leur faisant entendre un très grand nombre de détonations chaque jour; on peut aussi et ce système est infiniment préférable chercher à déterminer dans le cerveau de l'animal une association entre la sensation provoquée par le coup de feu et une sensation agréable déterminée par l'offre d'une friandise bientôt remplacée par une caresse. Dans le chenil que nous visitons, les repas sont toujours précédés d'une salve de mousqueterie. De sorte que les détonations sont bientôt accueillies comme l'annonce d'une bonne nouvelle, celle de la distribution de la pâtée, et qu'elles finissent par mettre les chiens en gaieté.


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Lorsque le chien est suffisamment habitué aux coups de feu, on s'occupe du développement de sa vigilance.

Pour ce faire, il faut choisir la situation dans laquelle le chien est le plus méfiant. Or, elle est réalisée quand il est « at home », autrement dit dans sa niche.

On fabrique donc une niche à deux entrées, c'est-à-dire sans paroi de fond. Le chien y est attaché solidement. Le dresseur se place d'un côté, tandis que de l'autre arrive un homme déguisé en soldat allemand. Ce dernier excite l'animal et le dresseur encourage ses grognements, mais en l'empêchant de passer à l'aboiement.

Après quelques leçons, on ferme la niche du côté où vient l'ennemi, en laissant dans la paroi de bois seulement une petite fente par laquelle le chien guette.

Surtout, ils sont rigoureusement formés à ne jamais ramasser des articles sur leur voyage et de refuser les friandises offertes par des inconnus.


Les chiens récompensé

Pyrame, a sauvé tout un bataillon français en détectant la présence d'une colonne ennemie.

A l'une des visites de M. Poincaré en Alsace, lors de la revue qu'il passa de plusieurs bataillons de chasseurs alpins, en tête du bataillon, aux côtés du commandant se trouvait Pyrame, auxiliaire de sentinelles. Le brave animal fut présenté au Président de la République, qui apprit de la bouche même de son conducteur, le chasseur Court, les services signalés rendus par lui. Le Président de la République fit alors remettre à Pyrame une étoile, insigne d'éclaireur: c'est la croix de guerre de nos poilus à quatre pattes.

Lutz, un chien qui s'est distingué dans l'un des engagements de Verdun, a été employé comme une sentinelle avancée pendant la première geurre mondiale, et le premier a donné le signal d'avertissement d'une attaque allemande par la répétition de grognements. 


Aujourd'huit

Utilisé pour la protection des installations militaires, l'emploi du chien de garde peut se faire selon différentes modalités. L'avantage du chien en liberté réside en son intervention sur un grand champ d'action. La principale complication qu'il rencontre est liée à la surface qui lui est assignée : il est en effet difficile au chien de surveiller partout à la fois.

Les objectifs du chien de garde sont doubles :

- de lui-même, il doit alerter par ses aboiements et intercepter un individu qui essaie de forcer le passage ou de pénétrer dans une zone interdite d'accès,

- sur ordre, il doit intercepter un individu qui ne répond pas aux sommations ou rechercher un individu qui s'est camouflé.

La présence du conducteur est obligatoire pour :

- interpréter les réactions de son chien, intervenir immédiatement à la moindre alerte et prévenir les équipes d'intervention,

- faire cesser l'agression du chien,

- envoyer son chien pour intercepter ou rechercher des individus.

 


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Date de dernière mise à jour : 30/01/2013

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