Fouille

Pendant la guerre d'Algérie on utilisait le chien pour l’exploration de grotte.

mai 1959 Après les premiers succès remportés par le plan Challe dans l’Oranais, le colonel de Boissieu estima que les progrès de la pacification devaient conduire le commandement à faire un effort tout particulier sur les opérations de nettoyage des grottes afin d’en débusquer les « rebelles » et de leur en interdire l’utilisation ultérieure. Il fut donc décidé de mettre à la disposition de chaque commandement de C.A. plusieurs sections d’armes spéciales de zone opérant avec des moyens spécialisés alors qu’auparavant il n’existait qu’une seule unité de ce type au 411e régiment d’artillerie anti-aérienne qui était placée pour emploi auprès du général commandant la Xe R.M. Dans le cadre de cette montée en puissance il est apparu que des chiens dressés en vue de dépister une présence humaine dans les grottes et les souterrains seraient susceptibles d’apporter une aide appréciable aux équipes de grotte en leur permettant d’accroître leur sécurité et d’obtenir une économie de temps et de moyens.

La batterie armes spéciales du 411e R.A.A. de Sidi-Ferruch fut chargée de mener une première expérimentation sous le contrôle du service vétérinaire avec 6 équipes cynophiles. Au cours des premières opérations ils ne trouvèrent que des objectifs vides mais les exercices avec plastron permirent de déterminer les réactions des chiens dans le cas où l’objectif était occupé. Dès le début les utilisateurs conclurent à l’efficacité des chiens de grotte spécialement dressés à cet effet sauf dans le cas où l’objectif aurait été traité par des agents toxiques , ce qui excluait l’usage des chiens.

 Ces expériences montrèrent également que la protection par le chien était plus grande que lorsqu’elle était assurée par un homme, car la distance entre l’animal et l’éclaireur de pointe (qui était le maître-chien lui-même) est plus grande qu’entre celui-ci et le militaire qui le suit (normalement le chef de section). Grâce à son odorat et à son ouïe, le chien pouvait donner plus rapidement et plus sûrement l’alerte. En outre, du fait qu’il était consciencieux et qu’il n’avait pas peur, la confiance à accorder au chien était totale. Les qualités intrinsèques d’un chien lui permettaient, en cas de bifurcation, d’aller directement dans la direction des occupants et ainsi d’y entraîner rapidement la section qui le suivait. En revanche, il ne pouvait être d’aucune utilité dans le cas de recherche de cache d’armes ou de matériels. Enfin, d’un point de vue psychologique, la présence d’un chien en tête de la section rassurait les hommes qui devenaient plus décontractés et plus rentables.

Suite à ces expériences tous les espoirs furent fondés sur le chien de reconnaissance de grotte. Le commandement décida sa mise en place dans toutes les sections de réduction de grotte de zone à raison de deux par section.

En janvier 1960, 36 chiens éclaireurs furent donc affectés dans les 18 sections de zone (seize sections de zone, une section de la 10e DP et une de la 25e DP) pour devenir chiens de grotte.

AUJOURD'HUIT

L'équipe cynotechnique constitue un renfort du dispositif de sécurité des bases militaires dont la mission est de fouiller une zone déterminée en suivant un itinéraire connu du chien et de son maître. Cette mission se fait souvent en ronde.

Le chien est soit en laisse, soit en liberté ; il doit signaler toute présence étrangère et neutraliser l'individu s'il tente de fuir.

Une mission particulière, le ratissage, est effectuée lorsque la présence d'un individu est suspectée. La zone peut alors être divisée en plusieurs secteurs pour faire travailler plusieurs chiens.

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