Les Chiens démineur

 A la différence du chien d'explosifs, qui cherche 'tout azimut' la présence de diverses bases chimiques pouvant entrer dans la composition des explosifs, le chien démineur est utilisé par les militaires pour signaler la présence de mines anti-personnelles, soit en s'asseyant devant, soit en s'en éloignant, ce qui permet aux soldats de marcher dans ses traces en toute sécurité. Le chien démineur, tenu en longe, progresse toujours en ligne droite devant son maître ou parallèlement à lui si ce dernier est par exemple sur une route et veut faire inspecter un terrain en bordure à son animal. Les chiens utilisés sont majoritairement des bergers allemands. 


 

la guerre d'Algérie

Au début 1959, le nombre de sabotages le long des voies ferrées devint particulièrement préoccupant, surtout sur le tronçon Briska – Constantine. Le commandement s’adressa donc au service vétérinaire pour qu’il forme des équipes d’un officier cynophile nophiles avec des chiens démineurs .

Les premiers furent choisis parmi les meilleurs chiens pisteurs chez qui des qualités de calme, de courage et de discipline avaient été décelées. Un dressage de 10 à 12 semaines permit d’obtenir que les chiens se déplacent en liberté sur les traverses à une vitesse de 4 km/h à une trentaine de mètres en avant de leur maître accompagné de l’escorte. En fin de dressage, la distance d’ouverture de voie pouvait atteindre 6 km pour une équipe et 40 km pour un peloton, sous réserve d’être effectuée de bonne heure, avant les grosses chaleurs.

Progressivement il fut mis en place des chiens démineurs dans les trois corps d’armées. Il fut envisagé par la suite d’appliquer ce procédé à l’ouverture de piste. Cette mission était en fait beaucoup plus complexe car sur une piste le chien était gêné par un nombre beaucoup plus grand d’odeurs et il était moins concentré. Ce type d’utilisation, qui demandait un dressage de quatre mois, resta très occasionnel.

Les résultats des chiens démineurs furent très satisfaisants : le bilan du 32e GROUPE VÉTÉRINAIRE  pour l’année 1959 était la détection de 12 engins piégés sur voie ferrée, 4 mines antipersonnel en bordure de voie et 58 mines sur piste. L’ALN sachant ses pièges plus facilement détectés et voulant économiser ses munitions limita ses actions de sabotage sur les voies ferrées.


AUJOURD'HUIT

Le chien démineur est actuellement utilisé pour deux types de missions, consistant toujours à détecter les mines. Le chien doit :

 - soit signaler les mines en les marquant par la position assise. La position couchée, qui refléterait mieux le positionnement exact de la mine (c'est-à-dire enterrée), est dangereuse pour le chien puisqu'il a tendance à avancer lorsqu'il se couche, alors qu'il est amené à reculer lorsqu'il s'assied ;

- soit signaler les mines en s'en éloignant. Un groupe de soldats peut ainsi se déplacer " sur les traces " du chien, tout en laissant les mines en place.

Dans tous les cas, le chien est tenu en laisse par l'intermédiaire d'un harnais qui lui laisse davantage de liberté de mouvement. Il doit, par ailleurs, progresser en ligne droite en conservant le nez au sol tout au long de sa recherche.

Deux façons de progresser sont possibles, elles sont toutes deux enseignées au chien :

- soit le conducteur marche derrière son chien,

- soit le conducteur marche sur route alors que le chien progresse latéralement sur un terrain à inspecter.

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Date de dernière mise à jour : 29/01/2013

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