Les chiens pisteurs

De nombreux chiens ont été dressés à suivre la piste laissée par une personne sur son trajet.

Pendant la guerre d'Algérie, les chiens ont permis de retrouver des troupes ennemies qui avaient réussi à déjouer les systèmes de sécurité. C'est, par exemple, le cas de Gamin, Berger Allemand du chenil militaire de Beni-Messous. Arrivé en Algérie, il se montre si dangereux que personne ne peut l'approcher. Une dernière tentative est effectuée par le gendarme Gilbert Godefroid qui le fait réellement changer.

Le 29 mars 1958, tôt dans la matinée, le gendarme Godefroid est réveillé d'urgence : une troupe estimée à 200 hommes a franchi les barrières électrifiées de la frontière tunisienne. Déposés par hélicoptère, Gamin et son maître se mettent rapidement en recherche, suivis par les hommes du 1er Régiment étranger de parachutistes. La piste fraîche est rapidement trouvée et, au moment où Godefroid lâche son chien, une rafale d'arme automatique blesse mortellement le gendarme. Blessé lui-même, Gamin s'élance et égorge son agresseur. Il rampe ensuite vers son maître et se couche sur lui pour le protéger de nouveau. Il faudra alors 6 hommes et une toile de tente pour le maîtriser. Ramené au camp de base, il est sauvé mais personne ne pourra de nouveau l'approcher ni lui donner d'ordres. La hiérarchie militaire décide de lui donner une retraite paisible au chenil central de la gendarmerie à Gramat, dans le Lot où, précise la note du ministère, il devra "faire l'objet de soins attentifs jusqu'à sa mort". Gamin meurt cependant de chagrin, pourrait-on dire, deux semaines après son arrivée. Ses cendres sont toujours gardées au Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie à Gramat et un monument lui a été dédié.

AUJOURD'HUIT

Le pistage consiste à rechercher un ou plusieurs individus en fuite, l'objectif étant triple : découvrir de fait ces individus, découvrir tout objet ou matériel perdu ou caché sur le tracé de la piste ou à proximité et enfin indiquer la direction prise.

Le départ de piste peut se présenter sous plusieurs formes :

- présence d'indices exploitables laissés souvent malencontreusement par les individus en fuite (chaussure, morceau de vêtement déchiré...) ;

- présomption d'indices dans la zone où l'ennemi a été signalé (traces de pas...) ;

- recherche de départ de piste quand il est impossible d'indiquer au chien l'individu à poursuivre. Le chien doit partir en quête de gauche à droite pour trouver le départ de piste.

la guerre d'Algérie

quant à lui, était utilisé pour chercher un individu ou un groupe d’individus en suivant leur trace olfactive. Comme le chien se fait d’un homme une image essentiellement olfactive, il suffisait de présenter un effet lui ayant appartenu pour qu’il s’imprégnât de son odeur et qu’il fût capable de la retrouver au sol. Partant de l’indice, le chien suivait la trace et remontait jusqu’à la personne recherchée.

Cette odeur ne subsistant pas longtemps au sol, le délai d’intervention devait être le plus court possible (12 heures maximum) et, pour ne pas brouiller les pistes, il ne devait être touché à aucun indice, ni procéder à aucun ratissage. D’autre part le succès de la recherche dépendait de la vitesse de déplacement des fuyards. La difficulté pour l’unité engagée était de pouvoir assurer la protection du chien qui marchant largement en tête risquait d’être tué ou blessé en approchant des fuyards que l’on cherchait à atteindre.

Pour éviter de fatiguer les chiens pisteurs et les faire intervenir au plus tôt, ils étaient mis en place par véhicule (ne sentant pas trop l’essence), voire par hélicoptère. Lors des grandes opérations, les équipes de pisteurs étaient regroupées au PC et envoyées sur le terrain en fonction des besoins.

Ce type de chien était utilisé lors de sabotage, d’évasion, d’embuscade ou le long des lignes Péron et Morice où les CYNOPHILE NOPHILE OPÉRATIONNEL  ne comptaient que des chiens pisteurs.

1959, Le long de la ligne Morice, il fut tenté une expérience d’utilisation d’un produit très odorant et persistant appelé thiod’un officier cynophile clohexanone (TCH) qui devait permettre de faciliter le d’un officier cynophile nopistage, et de suivre plus rapidement les bandes qui auraient tenté de franchir le barrage électrique. Il s’agissait de répandre le long de ce dernier (à l’est et à l’ouest) du TCH, afin que tous ceux qui auraient franchi la zone d’épandage fussent imprégnés de cette odeur. Après cette expérience, le TCH ne fut plus utilisé car les avantages qu’il offrait ne justifiaient pas les inconvénients qu’il représentait : certes, il facilitait le départ des pistes, il permettait une poursuite par tous les temps et au travers de pistes brouillées mais son épandage soulevait des problèmes matériels trop importants et surtout, en fin de piste, il ne permettait pas au chien de déceler la présence d’ennemi à plus de 30 mètres. Car, contrairement à une trace humaine qui devenait de plus en plus forte à l’approche de l’objectif, celle laissée par le T.C.H. diminuait progressivement.

 

le cas de Gamin, Berger Allemand du chenil militaire de Beni-Messous. Arrivé en Algérie, il se montre si dangereux que personne ne peut l'approcher. Une dernière tentative est effectuée par le gendarme Gilbert Godefroid qui le fait réellement changer. Le 29 mars 1958, tôt dans la matinée, le gendarme Godefroid est réveillé d'urgence : une troupe estimée à 200 hommes a franchi les barrières électrifiées de la frontière tunisienne. Déposés par hélicoptère, Gamin et son maître se mettent rapidement en recherche, suivis par les hommes du 1er Régiment étranger de parachutistes. La piste fraîche est rapidement trouvée et, au moment où Godefroid lâche son chien, une rafale d'arme automatique blesse mortellement le gendarme. Blessé lui-même, Gamin s'élance et égorge son agresseur. Il rampe ensuite vers son maître et se couche sur lui pour le protéger de nouveau. Il faudra alors 6 hommes et une toile de tente pour le maîtriser. Ramené au camp de base, il est sauvé mais personne ne pourra de nouveau l'approcher ni lui donner d'ordres. La hiérarchie militaire décide de lui donner une retraite paisible au chenil central de la gendarmerie à Gramat, dans le Lot où, précise la note du ministère, il devra "faire l'objet de soins attentifs jusqu'à sa mort". Gamin meurt cependant de chagrin, pourrait-on dire, deux semaines après son arrivée. Ses cendres sont toujours gardées au Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie à Gramat et un monument lui a été dédié.

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